La révélation privée de Maria Valtorta

    From Wiki Maria Valtorta

    Dans son exhortation post-synodale Verbum Domini du 30 septembre 2010, Benoît XVI va au-delà de la formule lapidaire qui ostracisait les révélations privées. Dire ce qu’elles ne sont pas est une chose, dire ce qu’elles sont en est une autre et c’est dans cette deuxième proposition que se trouve le discernement. C’est ce que fait le pape dans la deuxième partie du §14 de son exhortation :

    "Le critère pour établir la vérité d’une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même. Quand celle-ci nous éloigne de Lui, à ce moment-là elle ne vient certainement pas de l’Esprit Saint, qui nous conduit à l’Évangile et non hors de lui. La révélation privée est une aide pour la foi, et elle se montre crédible précisément parce qu’elle renvoie à l’unique révélation publique."

    Il reprend là les termes de son commentaire théologique (fin du document) publié dix ans auparavant. Cette pensée est donc une constante. Établir la vérité, en tant que révélation privée, de l’Œuvre de Maria Valtorta est donc évaluer :

    • si elle est orientée vers le Christ ou s’en détourne,
    • si elle conduit à l’Évangile ou en éloigne,
    • si elle renvoie à l’unique Révélation publique ou se réclame d’une autre.

    Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.

    Benoît XVI, dans son exhortation post-synodale, rappelle l’affirmation de la constitution dogmatique sur la Révélation divine Dei Verbum § 2 de Paul VI (18/11/1965) : Jésus Christ est "le médiateur et la plénitude de toute la Révélation". Le rédacteur du Bref avertissement extrait du même document, une citation qu’il oppose aux écrits de Maria Valtorta :

    "Ainsi Dieu, qui a parlé jadis, ne cesse de converser avec l’Épouse de son Fils bien-aimé, et l’Esprit Saint, par qui la voix vivante de l’Évangile retentit dans l’Église et, par l’Église, dans le monde, introduit les croyants dans la vérité tout entière et fait que la parole du Christ réside en eux avec toute sa richesse (Ibid, § 8)".

    On ne pouvait mieux choisir cette constitution dogmatique pour le discernement du lectorat de Maria Valtorta car elle lui démontre, plusieurs années avant ces textes, leur extrême pertinence.

    1 - Degré de conformité à l’Évangile canonique.

    L’Œuvre de Maria Valtorta recouvre la totalité des 373 unités narratives (péricopes[1]) de l’Évangile canonique, sans omission, sans incohérence, sans contradiction, car Jésus n’a eu qu’une seule vie sur Terre et non quatre comme autant d’évangélistes. L’Œuvre de Maria Valtorta adopte ainsi une fidélité à l’Évangile éternel qui ne se retrouve dans aucune des vies de Jésus du commerce qui ne s’appuient, quasiment toutes, que sur quelques versets sélectionnés quand l’Œuvre de Maria Valtorta couvre 98,5% des 3.781 versets de l’Évangile. Il n’y a donc pas de place, dans ce récit, pour l’imagination ou la supputation d’un autre évangile.

    2 – Degré d’appréhension de la Bible.

    Mais il y a plus : L’Œuvre inclut la référence implicite ou explicite à 1 166 chapitres de la Bible sur les 1 334 qui la compose[2] , soit 87% de l’ensemble. Cela couvre la totalité de ses 73 livres et l’intégralité des 150 Psaumes.

    Alors que l’Évangile canonique cite 113 versets de l’Ancien Testament (Bible avant Jésus), David Amos, un lecteur, recense dans l’Œuvre de Maria Valtorta 3 133 versets appropriés de la Septante (traduction en grec de la Torah en usage au temps de Jésus), balayant presque l’ensemble de ses 46 livres.

    L’Œuvre de Maria Valtorta accomplit donc, de façon structurelle et centrale, cette "lecture typologique[3]" qui seule conserve "l’unité du Plan divin[4]" et qui s’éclaire à partir de l’Évangile. C’est ce qui explique en grande partie le fort attachement des lecteurs à cette œuvre qui les conduit de façon si vivante et si largement à la Sainte Écriture[5], dans laquelle ils trouvent "la force de leur foi, la nourriture de leur âme, la source pure et permanente de leur vie spirituelle"[6].

    3 - Fidélité de l’Œuvre à l’enseignement traditionnel de l’Église.

    De plus, comme l’indique explicitement Jésus dans Maria Valtorta[7] l’Église a réellement été voulue, dès le début, telle qu’elle est dans sa structure, sa doctrine, ses fondements et ses sacrements, à l’opposé d’une école contemporaine ravageuse qui ne voit, dans tout cela, qu’une construction humaine progressive. Analogiquement la Création fut réalisée par Dieu dans sa plénitude[8] et confiée en gestion aux hommes pour qu’ils l’habitent et la fassent fructifier, de même pour l’Église.

    Ainsi le lecteur de Maria Valtorta est-il guidé dans une perception de la plénitude de la Révélation et dans la compréhension de sa concrétisation : l’Église.

    Dans ce cas, comment soupçonner l’Œuvre de vouloir "compléter" la Révélation publique puisqu’elle n’explicite que ce qui existe et comment la soupçonner d’annoncer une "nouvelle" révélation puisqu’elle ne s’appuie que sur son socle ?

    4 - Fidélité éprouvée de l’auteure à l’Église.

    Comme le disait le cardinal Lercaro à propos du Padre Pio, Maria Valtorta eut à souffrir comme lui pour l’Église, mais aussi par l’Église[9]. Ces souffrances furent causées autant par l’humanité trop zélée des Servites en charge de promouvoir l’Œuvre, que par celle de certains membres du Saint-Office en aversion pour elle. Les deux furent désobéissance, les premiers aux consignes de Jésus, les seconds à l’avis du Souverain Pontife. Il faut connaître la somme d’efforts et d’épreuves qu’il fallut à Maria Valtorta – allant jusqu’aux stigmates invisibles - pour être "l’instrument" voulu par Dieu, pour partager l’extrême douleur qui fut la sienne devant ces attitudes. Grabataire et orpheline, elle en vint à offrir la seule chose qui lui restait : son esprit.

    La lettre qu’elle écrivit à Mgr Carinci, un proche de Pie XII qui fut son soutien, illustre bien le désarroi qui, hier comme aujourd’hui, envahit le fidèle devant certaines manœuvres de couloirs :

    "On m'a appris que le pape est infaillible dans le jugement de la foi et de la morale, qu’il est le chef suprême de l'Église et le père commun de tous les catholiques. On m'a appris que les évêques les plus excellents reçoivent la plénitude de la prêtrise, et donc des lumières du Saint-Esprit, et donc que leur jugement est éclairé par Dieu. C’est ce que mes professeurs de religion m’ont enseigné avec le catéchisme, et c’est ce que j’ai toujours cru et que je crois. Le Divin Maître m'a alors appris que le Saint-Esprit ne peut donner des inspirations contradictoires à propos d'une seule chose, étant l'unique Esprit qui inspire. […] Et encore, il m’a appris que c’est pour cette raison que, constituant son Église, il a pris Pierre et l’a fait chef, et qu’il a souhaité qu’il se perpétue jusqu’à la fin des siècles, afin que la parole de la tête, en cas de contestation, soit prononcée pour mettre un terme à toutes les contestations. Finalement, il m'a dit, et me répète sans cesse, que celui que l'élection à la suite de Pierre a fait un autre Christ ne peut que reconnaître le Christ qui parle dans les pages doctrinales de l'œuvre […] Maintenant, voici que ce qui se passe est en opposition ouverte à tout cela, et c'est comme si le monde entier, le monde de ma foi absolue dans les enseignements de l'Église, s’écroulait et c'est une stupeur douloureuse qui se crée dans mon âme qui en reste bouleversée[10]".

    Cette lettre fut lue à Pie XII qui souligna la rectitude de l’âme de son auteure.

    5 – Une Œuvre inspirée pour mieux comprendre.

    Quarante-cinq ans avant le Catéchisme de l’église catholique (CEC), Jésus précise ce qu’est le don de l’Œuvre par rapport à l’Évangile canonique :

    "L’ouvrage livré aux hommes par l’intermédiaire [de Maria Valtorta] n’est pas un livre canonique. Néanmoins, c’est un livre inspiré que je vous accorde pour vous aider à comprendre certains passages des livres canoniques, et en particulier ce que fut mon temps de Maître, enfin pour que vous me connaissiez, moi qui suis la Parole, par mes paroles[11]."

    On retrouve ici la définition du CEC § 67 :

    "[Le rôle des révélations privées] n’est pas "d’améliorer" ou de "compléter" la Révélation définitive du Christ, mais d'aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l'histoire".

    Et l’article rajoute :

    "Guidé par le Magistère de l’Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ (ou de ses saints) à l’Église."

    La synergie d'une lecture parallèle.

    Légitimement, l’auteur du Bref avertissement a craint que les lecteurs de Maria Valtorta ne s’égarent dans une recherche individuelle de sens, comme une reprise de l’antique interdiction qui fit mettre la Bible elle-même à l’Index : les fidèles ne devaient pas en posséder une et l’Ancien Testament était largement absent de la Liturgie. Mais, comme cet article l’indique, les lecteurs de Maria Valtorta sont "guidés" par dix théologiens d’autorité (dont trois papes), par 12 saints ou fondateurs de mouvements d’Église, par l’Évangile qu’ils (re)découvrent en quasi-totalité, par la référence à 87% de la Bible, par la référence constante au Catéchisme qui résume tout, par la tradition exégétique, historique ou scientifique, selon l’occasion… et par leur directeur de conscience quand ils en ont un. Les lecteurs de Maria Valtorta ont donc plus que des guides, ils cheminent, dans ce pèlerinage dans le temps à la suite de Jésus, entre des rails sûrs.

    Les faits inédits sont un enrichissement.

    Certes, l’Œuvre de Maria Valtorta comporte des faits non mentionnés dans l’Évangile (Jean 20,30 | Jean 21,25), mais ils sont tous cohérents. Ces paroles additives, ces faits complémentaires, ne sont pas propres à Maria Valtorta mais à la Tradition qui rapporte des agrapha (paroles de Jésus non mentionnées dans les quatre Évangiles) ou des faits établis :

    • le voile de Véronique, honoré dans la 6° station du chemin de croix, n’est pas mentionné dans l’Évangile.
    • Dismas le bon larron est fêté le 25 mars mais il est anonyme dans l’Évangile.
    • Ste Anne, comme St Joachim sont ignorés des Évangiles de l’enfance, mais l’Église les honore, etc.

    Sur les 750 personnages décrits dans l’Œuvre de Maria Valtorta, 250 sont confirmés par des sources historiques et talmudiques. Sans parler des 20.000 points remarquables identifiés à ce jour (2024) dans toutes les disciplines scientifiques.

    Maria Valtorta écrivit beaucoup, c’est vrai, mais c’est le lot de beaucoup d’écrits mystiques : Ste Véronique Giuliani (1660-1727) écrivit 22.000 pages manuscrites constituant Il Tesoro Nascosto (Le Trésor caché) ; la Bienheureuse Conceptión Cabrera de Armida (1862-1937) écrivit 65.000 pages constituant 66 volumes.

    6 – Une Œuvre qui ne s’explique pas qu’humainement.

    Aucun livre à succès sur Jésus, n’a cette fiabilité et cette ampleur dans ses fondements. Il est impossible de réécrire l’Évangile dans sa cohérence, car la Bible est la Parole même de Dieu. Qui le tenterait, butterait rapidement sur ses propres contradictions. Jésus le dit et l’Œuvre le prouve : elle conforte et explicite la Tradition qui nous a transmis l’Évangile éternal, elle ne l’altère pas, ne l’atrophie pas, ne le transforme pas[12].

    Peut-on trouver une autre œuvre écrite par une seule personne qui se superpose si étroitement aux Saintes Écritures et qui soit consignée en un temps si court : trois ans et trois mois, soit la durée de la vie publique de Jésus ?

    En plus l’Œuvre de Maria Valtorta place les événements rapportés par les quatre Évangiles canoniques dans un déroulé parfaitement chronologique et cohérent. C’est là une prouesse inédite puisque, depuis près de deux millénaires, personne n’était parvenu à replacer les 373 épisodes (péricopes) des quatre Évangiles canoniques sur une frise chronologique ordonnée et précise de la vie de Jésus corroborée par les sources historiques et les indications de l’Écriture.

    L’Évangile tel qu’il m’a été révélé rapporte tous les épisodes des quatre Évangiles, mais sans commentaires. Ils ne s’exposent que dans la pureté concrète de ce qui se voit, de ce qui s’entend comme à l’époque. Il n’y a pas d’explications historiques ou théologiques annexes, si ce n’est les catéchèses éparses de Jésus qui les donne avec autorité, sans référence à un auteur humain.

    7 –Une Œuvre foncièrement évangélisatrice.

    L’Œuvre ne se rattache donc pas aux travaux humains sur la vie de Jésus, mais aux "vies révélées" telles qu’en a connu l’histoire de l’Église, notamment avec la Cité mystique de Marie d'Agréda (1602-1665) et Les Visions d’Anne-Catherine Emmerich (1774-1824), toutes les deux ayant, à des degrés divers, reçu les visions de la vie du Christ et les commentaires du Ciel.

    On pourrait craindre qu’une telle proximité avec les textes canoniques mêlée à des visions ou révélations inédites, conduise les lecteurs à délaisser l’Évangile canonique pour l’Œuvre de Maria Valtorta, à confondre la source et les canaux. Mais les deux sont liés et coopèrent pour étancher la soif de ceux qui cherchent.

    L’auteur du Bref avertissement a mal compris pourquoi des sites valtortiens publiaient un parallèle entre l’Évangile du jour, tel que proposé par l’Église, et le texte correspondant de Maria Valtorta. C’est que l’un guide la lecture de l’autre qui en retour l’éclaire distinctement sur ces nombreux points qui interrogent tant d’exégètes. Il n’y a pas d’opposition, pas d’incohérence : il y a un ordonnancement mais qu’une seule origine. Le lecteur l’expérimente : ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est l’un et l’autre.

    Comme on vient de le détailler, qui se plonge dans les 651 chapitres de l’Œuvre, en ressort dans 98,5 % de l’Évangile canonique éclairé par 87% de la Bible. Le Ciel ne se contredit pas ni ne se réglemente : il s’accueille dans la louange et l’action de grâce.

    En résumé.

    Sept caractéristiques fondent la véracité de l’Œuvre :

    1. Elle se superpose quasi intégralement à l’Évangile canonique (98.5%),
    2. Elle intègre une cohérence biblique étonnante (87%).
    3. Elle promeut la fidélité à l’enseignement traditionnel de l’Église,
    4. Son auteure a démontré, dans les épreuves, sa fidélité à l’Église,
    5. Les développements inédits de l’Œuvre ne dénaturent pas l’Évangile,
    6. L’Œuvre ne peut se référer seulement à une origine humaine,
    7. Elle contribue manifestement à l’évangélisation.

    Degré de reconnaissance : attendre et voir.

    On a une tendance naturelle à croire que sa propre conviction est jugement d’Église puisqu’on cherche, et on trouve ici et là, des opinions qui nous rejoignent : "L’Œuvre de Maria Valtorta est reconnue, la preuve … Non, elle est condamnée, la preuve…".

    C’est oublier qu’entre une approbation prudente et une condamnation somme toute assez rare, il y a la mise en observation. C’est de loin la situation la plus répandue. Pour le comprendre, il faut, là aussi, revenir aux textes du Magistère.

    En novembre 1974, la congrégation pour la Doctrine de la Foi (héritière du Saint-Office) eut à réfléchir sur le flot grandissant des "problèmes relatifs aux apparitions présumées et aux révélations qui leur sont souvent liées". Ne pouvant suivre le rythme de ces manifestations, elle décida de procéder plus pragmatiquement en publiant un vade-mecum assorti d’une position de principe générale que voici :

    1. Aujourd’hui plus qu’autrefois, la nouvelle de ces apparitions se répand rapidement parmi les fidèles par les moyens d’information (mass media). De plus, la facilité des déplacements favorise la fréquence des pèlerinages. Aussi l’Autorité ecclésiastique doit-elle sans tarder se prononcer en la matière.
    2. D’autre part, la mentalité contemporaine, ainsi que les exigences de la science et de l’investigation critique, rendent plus difficile, sinon impossible, de parvenir avec la rapidité nécessaire aux jugements qui concluaient jadis les enquêtes en la matière ("constat de supernaturalitaté", "non constat de supernaturalitaté"). Il est donc plus délicat pour l’Ordinaire (=évêque du lieu) d’autoriser ou de prohiber un culte public ou d’autres formes de dévotion des fidèles.

    Pour ces raisons, afin que la dévotion suscitée chez les fidèles par des faits de ce genre puisse se manifester en pleine communion avec l’Église et porter des fruits qui permettent à l’Église de discerner ensuite la véritable nature des faits, les Pères ont estimé qu’il fallait promouvoir la pratique suivante en la matière.

    Pour parvenir à une plus grande certitude sur une apparition ou révélation présumée, il reviendra à l’Autorité ecclésiastique de :

    1. juger d’abord du fait selon des critères positifs et négatifs (exposés dans la suite du texte) ;
    2. ensuite, si cet examen aboutit à une conclusion favorable, permettre certaines manifestations publiques de culte ou de dévotion, tout en les observant avec la plus grande prudence (ce qui équivaut à la formule : "pro nunc nihil obstare" ("pour l'instant rien ne s'oppose") ;
    3. enfin, à la lumière du temps et de l’expérience (en particulier l’abondance des fruits spirituels procurés par la nouvelle dévotion), porter, le cas échéant, un jugement sur l’authenticité et le caractère surnaturel."[13]

    Si l’Œuvre de Maria Valtorta reçut un accueil favorable de la part de Pie XII et de son entourage, elle eut aussi à subir un tir de barrage la conduisant à être mise à l’Index des livres interdits peu après la mort du Souverain Pontife. Ces deux courants, assez habituels en matière de révélations privées, eurent des suites qui la conduisirent à la mise en observation : ni les actions opposées, ni les actions favorables n’ayant encore abouties.

    Nul ne connait le plan de Dieu sur l’Œuvre de Maria Valtorta. Seule "la lumière du temps et de l’expérience" le révèlera selon le texte ci-dessus et la prophétie de Gamaliel, citée en exergue (Actes 5,38-39). Si certains se cantonnent aux révélations privées "reconnues", ils ne doivent pas oublier cette vérité d’évidence : avant d’être reconnues, elles ne l’étaient pas. Cependant, dès le départ, elles étaient authentiques. La reconnaissance n’a fait que les rendre manifestes, c’est pourquoi l’Église, dans la suite de l’Écriture, observe les fruits spirituels. Comment les recueillir si on ne les cultive pas et si on les dédaigne ?

    Les visions de Maria Valtorta s’adressent à notre époque et sont de portée universelle. Jusqu’à quand serviront-elles le plan de Dieu ? Sur qui, sur quoi et comment ? Dieu seul le sait, et Maria Valtorta qui repose maintenant en son sein.

    Outre l’intime conviction de ses lecteurs, nous ne disposons que de la prophétie reçue par Don Ottavio Michelini (1906-1979) :

    "À cette œuvre [de Maria Valtorta], source de sérieuse et solide culture, est réservé un grand succès dans l'Eglise régénérée[14]

    Contre… dont sept fausses idées reçues.

    Les oppositions rencontrées par l’Œuvre principale de Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, sont une bénédiction. En effet, ces oppositions, qu’elles s’exercent sur le plan théologique ou sur celui des données matérielles, ont toujours provoqué un débat (parfois très animé) conduisant à l’approfondissement des points soulevés et révélé ainsi les pépites contenues dans cette œuvre inspirée.

    Force est de constater que souvent ces oppositions sont guidées par la condescendance envers "cette littérature" et son public crédule qui serait en mal de merveilleux. Qu’on nous pardonne de rappeler ici que la condescendance est la forme socialement policée du mépris devant lequel il est difficile de rester impassible.

    La censure fut une composante importante des structures de l’Église. Mais condamner (ce qui n’est pas dans les intentions premières de Jésus[15]) donne parfois le sentiment doublement illusoire d’être la puissance même de Dieu et de l’être en raison de sa propre perfection. C’est pourquoi l’Église, en réformant le Saint-Office, objet de procédés scandaleux[16] a remplacé les censeurs par les pasteurs :

    "Mais parce que l’amour parfait bannit la crainte (1 Jean, 4,18), la protection de la foi sera mieux assurée par un office chargé de promouvoir la doctrine, qui donnera de nouvelles forces aux hérauts de l’Évangile, tout en corrigeant les erreurs et en ramenant avec douceur dans la bonne voie ceux qui s’en sont écartés. Par ailleurs, le progrès de la culture humaine, dont l’importance pour la religion ne doit pas être négligée, veut que les fidèles suivent plus pleinement et avec plus d’amour les directives de l’Église s’ils voient bien la raison d’être des définitions et des lois, autant du moins que cela est possible en matière de foi et de mœurs[17]."

    Jean-Paul II, en promulguant le Catéchisme de l’Église catholique, qui contient "un exposé de la foi de l’Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l’Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique", précisait son orientation :

    "Le Pape Jean XXIII avait assigné comme tâche principale de mieux garder et de mieux expliquer le dépôt précieux de la doctrine chrétienne, afin de le rendre plus accessible aux fidèles du Christ et à tous les hommes de bonne volonté. Pour cela, le Concile ne devait pas d’abord condamner les erreurs de l’époque, mais il devait avant tout s’attacher à montrer sereinement la force et la beauté de la doctrine de la foi.[18]."

    C’est à l’aide de ce double éclairage qu’on peut se rappeler les faits suivants, développés par ailleurs sur ce site :

    1. La mise à l’Index des livres interdits est la seule condamnation frappant l’Œuvre de Maria Valtorta. La seule à figurer dans les Actes du Saint-Siège (AAS). Elle a été abolie en droit et en conséquence 6 ans plus tard.

    2. La "valeur morale" que cette condamnation conserve, est un avertissement à la conscience de chacun, seul juge, sans que son choix s’impose à d’autres.

    3. Le motif officiel de la condamnation en fut une indiscipline[19] à une obligation d’imprimatur désormais abolie, elle aussi, pour ce type d’ouvrage (1975)[20].

    4. L’article de l’Osservatore romano, qui la commente, est une opinion d’autorité qui ne relève aucun manquement formel à la foi ou aux mœurs et ne cite aucune de erreurs historiques qu’il évoque.

    5. La lettre de 1985 du cardinal Ratzinger en tant que Préfet de congrégation, émet un avis d’autorité très clair mais pas une interdiction. Le cardinal eut l’occasion, par la suite (années 90) de lire lui-même l’Œuvre de Maria Valtorta et, n’y trouvant rien à relever, a autorisé la diffusion de l’Œuvre qui fut jugée comme un "bon livre".

    6. La lettre de la conférence des évêques d’Italie (1992), qui délivre un imprimatur conditionnel, reprend la position de l’Eglise catholique envers les révélations privées : elles ne doivent pas être crues de Foi catholique mais de foi humaine prudente[21]. C’est un conseil au lecteur, non un jugement sur l’Œuvre.

    7. Il reste à rappeler, pour finir, les contradictions des contradicteurs qui tel le prophète Balaam chargé de maudire les tentes d’Israël, ne put que les bénir (Nombres 23,11), vantèrent bien malgré eux, les qualités de l’Œuvre.

    • Les censeurs du Saint-Office la mirent à l’Index pour un défaut (prétendu) d’imprimatur, mais à lire l’article de l’Osservatore romano qui la commente, il s’agit bien d’un feu de tout bois destiné à la réduire en cendres. Ils ne purent, malgré cela, que mentionner par trois fois la valeur théologique exceptionnelle de cet ouvrage : Jésus y fait "des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours" ; la Vierge Marie donne des leçons "d’une théologie mariale mise à jour selon les plus récentes études des spécialistes actuels en la matière" et l’Œuvre de Maria Valtorta contient un "grand étalage de connaissances théologiques". Comment, dans ces conditions, tenter de montrer qu’une œuvre digne de toutes les universités pontificales de théologie de Rome, serait nocive jusqu’à l’interdiction ?
    • Plus récemment, un jeune théologien français crut de même lui porter l’estocade finale à l’aide d’une étude documentée de 50 pages à charge. Mais dans la conclusion de son introduction, il note, dans un même paragraphe, cette double contradiction étonnante : "beaucoup témoignent avoir trouvé la foi au fil de la lecture de Valtorta […] Il est donc contre la nature de la foi de se référer à des sources qui n’ont rien de divin[22]". Si la lecture de Maria Valtorta permet à "beaucoup" de trouver la foi, pourquoi la détruire ? Et si elle donne la foi à tant de personnes pourquoi serait-elle une source qui n’a "rien de divin" ?

    Haute qualité théologique, … retours nombreux à la foi, … c’est ce qu’ont confirmé des théologiens et des saints.

    Pour : la caution des théologiens d’autorité.

    La conformité de l’Œuvre de Maria Valtorta à la Révélation publique, fut la première chose que l’on vérifia. Les théologiens d’autorité l’étudièrent en partie ou en totalité. En tous cas, suffisamment pour émettre un avis public les engageant.

    Ils évaluèrent aussi la cohérence des faits inédits avec l’Évangile canonique ainsi que des opinions originales qui y étaient exprimées. C’est en effet une des fonctions des révélations privées que de mettre en lumière des points particuliers de la Révélation[23] : celle de Maria Valtorta n’échappe pas à la règle.

    Il est à noter, chez certains, la difficulté à entrer dans les nombreuses descriptions qui caractérisent l’Œuvre de Maria Valtorta. Cet aspect déroutant est justement ce qui frappent tant ses lecteurs par leur faculté à rendre vivants et actuels les récits évangéliques.

    Les théologiens d’autorité évaluèrent enfin l’intérêt de l’Œuvre pour l’évangélisation et donc son efficacité dans l’annonce de la Bonne Nouvelle par les fruits spirituels engendrés. Sur ce point, ils furent rejoints par plusieurs évêques de par le monde .

    1. Pie XII. Fait exceptionnel pour un tel sujet, il accorda une audience[24] aux trois promoteurs de l’Œuvre de Maria Valtorta, au terme de laquelle, il demanda sa publication "telle quelle" laissant le lecteur libre d’en attribuer l’origine. Ses paroles, notées au sortir de l’audience, ont été rendues publiques par trois fois par le Père Berti[25] sans que cela fasse l’objet d’un démenti ou d’une mise-au-point. Le Souverain Pontife avait pris lui-même connaissance de l’Œuvre sous forme de tapuscrits. Cet avis favorable à sa publication a été attesté par plusieurs témoignages concordants[26].

    Déjà en tant que cardinal Eugenio Pacelli, Pie XII avait démontré un jugement hardi en ce domaine :

    • Le 25 mars 1930, il écrit au nom de Pie XI, une lettre d’appui au Père Marie-Joseph Lagrange, dominicain fondateur de l’École biblique de Jérusalem, pour son livre L’évangile de Jésus-Christ, pourtant condamné, dans sa méthode, par Benoît XV[27].
    • En 1937, il accueille Luigina Sinapi (voir la rubrique suivante) qui lui annonça deux ans auparavant, de la part de la Vierge, sa future nomination au Pontificat (1939) et les apparitions mariales de Tre Fontane (1947). Devenu pape, il recevait régulièrement Luigina Sinapi au Vatican.
    • En avril 1938, il préface "Un appel à l’amour" contenant les révélations de Sœur Josefa Menendez.

    Les procès en béatification de ces trois personnes ont été ouverts.

    2. Le cardinal Giovanni Battista Montini (Paul VI) était le bras droit de Pie XII pendant la période où le Saint-Office tenta d’étouffer l’Œuvre de Maria Valtorta. Devenu archevêque de Milan (1954-1963), il eut l’occasion de lire le premier des quatre tomes de l’Œuvre à cette époque, et de la commander pour le Grand séminaire de Milan. Devenu pape, il fit parvenir au P. Roschini, auteur d’un livre élogieux sur l’Œuvre de Maria Valtorta, une lettre d’encouragement[28]. C’est ce pape qui supprima l’Index des livres interdits (1966).

    3. Le cardinal Josef Ratzinger (Benoît XVI). Cela peut surprendre de trouver le cardinal Ratzinger cité dans les témoignages "pour" tant sa lettre défavorable de 1985 a été médiatisée, mais il y eu une suite inattendue : Lecteur du magazine L’Homme nouveau, il eut l’occasion de lire les articles que l’Abbé Richard y publiait sur Maria Valtorta. Le cardinal demanda au Rédacteur en chef, qui s’exécuta, un moratoire le temps, pour lui, de vérifier certains points. Un an après, il le remercia en lui signalant qu’il pouvait reprendre ses articles et sa diffusion, puisque rien ne s’y opposait. Deux collaborateurs du Magazine ont confirmé ces faits dont Geneviève Esquier, journaliste, qui a publié son attestation .

    En 1992, l’éditeur, ignorant de cette correspondance, se rendit au Palais du Saint-Office où un secrétaire de sa connaissance l’informa que "là-haut", on avait changé d’avis sur Maria Valtorta qui était considéré désormais comme "un bon livre"[29]. Ce secrétaire avait informé la Conférence des évêques de ce changement positif, motivant la lettre que l’on connaît informant l’éditeur qu’il pouvait poursuivre la publication à la condition de lire l’Œuvre non de foi catholique (origine divine) mais de foi humaine (œuvre de Maria Valtorta).

    Mgr Danylak, Administrateur apostolique de l’Eglise gréco-catholique du Canada atteste, dans son imprimatur du 13 février 2002 que le cardinal Ratzinger "en lettres privées a reconnu que cet ouvrage est exempt d'erreurs de doctrine ou de morale". Il ne précise pas sa source mais nous pensons qu’il s’agit d’une source Vaticane[30].

    L’original de ce courrier du cardinal Ratzinger avec le magazine est actuellement recherché.

    Dans la dernière année de son pontificat, Benoît XVI a béatifié deux promoteurs affichés de l’Œuvre de Maria Valtorta.

    4. Mgr Alfonso Carinci (1862-1963). Ce prélat était un proche de Pie XII. Il avait une solide expérience dans le discernement des choses du Ciel. En effet, par sa fonction de Secrétaire de la Congrégation pour les Rites sacrés (actuellement pour la cause des saints), il eut à superviser 200 procès en béatification et 62 en canonisation donc celui de St Pie X de qui il avait été un confident. Il entretint une correspondance avec Maria Valtorta et fit par deux fois le voyage de Rome à Viareggio .

    C’est lui qui, avec le futur cardinal Bea alors confesseur de Pie XII, conseilla de transmettre les tapuscrits de l’Œuvre de Maria Valtorta au Souverain-Pontife. Dans sa lettre du 17 janvier 1952 destinée au pape, il affirme ces critères qui caractériseront les révélations privées licites :

    "Il n’y a rien dedans qui soit contraire à l’Évangile. Cette Œuvre contribue plutôt à une meilleure compréhension de son sens […] Les paroles de Notre Seigneur n’y sont en rien contraires à Son Esprit ".

    Et il renchérit en louant ce don du Ciel (il remercie le Seigneur de nous l’avoir donnée) obtenu au prix de souffrances et cautionne la conformité doctrinale de l’Œuvre ("doctrinalement et spirituellement si élevée") tout en jugeant superflues certaines descriptions.

    5. Le Père Corrado Berti, à partir de 1960, a annoté l’ensemble de “Il poema dell’ Uomo-Dio” (L’Évangile tel qu’il m’a été révélé) Il atteste que dans ses visions, Maria Valtorta avait utilisé environ 600 références bibliques et que pour sa part, dans ses notes de bas de page et appendices théologiques (5.675 au total) il en avait mentionné 7.000 environ. Le Père Berti enseignait la dogmatique et la théologie sacramentelle à la faculté pontificale de théologie Marianum. Le Père Berti a lu tous les écrits de Maria Valtorta.

    6. Mgr Ugo Emilio Lattanzi (1899-1969) Professeur de théologie fondamentale, il fut Doyen de la Faculté de Théologie du Latran (1960-1968) et Peritus (théologien expert) du Concile Vatican II où il travailla dans la commission constituée à la demande du cardinal Ottaviani pour proposer un texte conciliaire sur l’Église[31]. Consulteur de diverses congrégations et organismes du Vatican, il était membre de l'Académie pontificale de théologie.

    Il se prononça en faveur de l’Œuvre de Maria Valtorta dont il reconnut la valeur théologique. Il l’avait étudié pendant "plus d'un an"[32] , en vue de l’imprimatur, à la demande de Mgr Fontevecchia, évêque de Sora, son compatriote et ami. Il ne trouva rien qui s’opposa à la foi catholique et conclut à une source préternaturelle, mais il ne fut pas sensible aux descriptions qui séduisent tant les lecteurs. De même il s’interrogea sur des prises de positions originales, mais sans les approfondir :

    "Je considère comme absolument impossible que la femme qui en est l’auteur, une femme de culture inférieure à la moyenne, ait pu écrire une telle quantité de pages à la plume sans avoir subi l’influence d’un pouvoir préternaturel. Ces volumes contiennent des pages splendides par la pensée et par la forme […] Alors qu’il y a des scènes dans lesquelles le Seigneur et la Vierge Marie se montrent dignes d’eux mêmes, de rares autres laissent perplexe. De même, à côté de pages d’une extraordinaire profondeur théologique, on relève des expressions insolites que je ne vois pas comment harmoniser avec la doctrine commune. […] J’ai en effet la conviction que la lecture de ces volumes, ainsi révisés, pourra amener plus d’une âme indifférente à se désaltérer à la source d’eau vive : à l’Ecriture sainte.[33]"

    Mgr Michele Fontevecchia (ainsi que son successeur) aurait accordé l’Imprimatur à l’Œuvre si le Saint Office ne l’en avait empêché.

    7. Le Père Gabriele M. Roschini (1900-1977). Mariologue réputé, il était consulteur (théologien confirmé) au Saint-Office et fondateur de l’Université pontificale de théologie Marianum. Il a découvert l’Œuvre complète de Maria Valtorta sur le tard. Ce qu’il écrit alors dans l’introduction de son livre La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta résume tout :

    Cela fait un demi-siècle que je m'occupe de mariologie : par l'étude, l'enseignement, la prédication et l'écriture. J'ai dû lire pour cela d'innombrables écrits mariaux, de toute sorte : une vraie Bibliothèque mariale. Mais je me sens obligé d'avouer candidement que la mariologie qui se dégage des écrits publiés et inédits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j'ai lus et étudiés, n'avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta.

    Cela corrobore ce que disaient, pour s’en moquer, les censeurs du Saint-Office, 14 ans auparavant :

    "[La Sainte Vierge] est présente partout, toujours prête à donner des leçons d’une théologie mariale mise à jour selon les plus récentes études des spécialistes actuels en la matière."

    8. Mgr Angelo Mercati (1870-1955), Préfet des archives vaticanes de 1925 à 1955. Son frère, le cardinal Giovanni Mercati, était Préfet de la Bibliothèque Vaticane. Tous les deux opéraient sous les pontificats de Pie XI et de Pie XII. Mgr Angelo Mercati lut 600 pages de l'Œuvre de Maria Valtorta, les plus dogmatiques, et déclara au Père Berti en 1950 :

    "J'ai été professeur de théologie dogmatique pendant dix-huit ans, et je dois reconnaître qu'il s'agit d'une oeuvre parfaitement canonique, en tout et pour tout. J'en ai été abasourdi. Je ne sais que dire. Voici bien des années que je me consacre uniquement à l'histoire et je reste profondément marqué par la multitude des nouvelles, des détails, etc. qui parcourent le volume que vous m'avez passé. Je me suis fait désormais une idée claire de l'Œuvre. Il n'est pas nécessaire que j'en lise davantage. J'ai eu l'occasion de m'occuper des écrits de Marie d'Agréda et d'Anne-Catherine Emmerich. L'ouvrage que vous m'avez présenté appartient à la catégorie des révélations privées. L'Oeuvre doit être imprimée avec l'imprimatur, accompagnée d'une déclaration qui déclare que l'Église n'entend pas se prononcer, mais qu'elle permet seulement l'impression parce qu'elle ne contient rien de répréhensible."[34]

    9. Mgr Piergiacomo De Nicolò (1929-2021). Ce Nonce apostolique, archevêque de Martana (Ombrie) présida le 12 octobre 2011, sous le pontificat de Benoît XVI, le 50e anniversaire de la mort de Maria Valtorta. La cérémonie eut lieu dans la chapelle du cloître de la Santissima Annunziata de Florence, haut-lieu des Servites de Marie qui rendirent, à cette occasion, un hommage appuyé à la tertiaire de leur ordre. Mgr De Nicolò déclara, entre autres, à la fin de son homélie :

    "L’Œuvre de Maria Valtorta — d’où les erreurs dogmatiques et morales sont absentes, comme beaucoup l’ont noté — connaît depuis environ un demi-siècle une difusion vaste et silencieuse parmi les fdèles (une trentaine de traductions en langues étrangères) de toutes les classes sociales à travers le monde, et ce sans publicité particulière. La sublimité, la hauteur et la sagesse du contenu ont produit de nombreux fruits de bien et de conversion ; même des personnes plongées dans le tourbillon du monde et éloignées de la foi chrétienne, mais aussi désireuses d’accéder à de solides certitudes, se sont ouvertes à la rencontre avec l’Absolu, avec le Dieu Amour, et ils y ont trouvé et une pleine confirmation de l’enseignement bimillénaire de l’Église".

    Les obsèques de Mgr De Nicolò ont eu lieu dans la Basilique Saint-Pierre de Rome, sous la présidence du secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, bras droit du Souverain Pontife depuis 2013.

    10. L’Abbé René Laurentin (1917-2017). Prélat de Benoît XVI (qui le cite plusieurs fois dans un de ses ouvrages) il était théologien et exégète français, spécialiste notamment des apparitions mariales. Il fut consulteur à la commission théologique préparatoire puis expert au concile Vatican II. Membre de l’Académie théologique pontificale Marianum entre autres, il a coécrit trois ouvrages sur le cas Maria Valtorta). À la fin du premier, il écrivait :

    "Maria Valtorta émerge et se recommande à bien des titres […] Sa vie de longue souffrance, vécue dans un abandon total à Dieu, témoigne de sa sainteté. Elle ne s'éloigne en rien de l'Evangile, ne le contredit nulle part, n'y ajoute pas des enseignements étrangers et reste conforme à l'esprit de l'Evangile. Par ailleurs, elle est celle qui ajoute aux épisodes racontés par l'évangile bien d'autres épisodes ignorés, même s'ils s'inscrivent aisément en marge de l'évangile sans contradiction ni rupture. Cela plaide aussi en sa faveur […] Elle a recueilli les plus larges ralliements au sommet dont celui de Pie XII qui l'a protégé discrètement du Saint-Office […] Reste que le récit de Maria Valtorta n'est pas un 5ème évangile[35]."

    En résumé.

    • Les dix théologiens d’autorité ne détectent pas dans l’Œuvre une opinion contraire à la foi ou aux mœurs bien que certains y trouvent des positions originales. Quatre soulignent la valeur doctrinale remarquable (Mgr Carinci, G.M. Roschini, Mgr Mercati, Mgr De Nicolò).
    • Ils soulignent le caractère licite de sa lecture, voire même sa capacité bienfaisante à amener à l’Evangile (Mgr Lattanzi, Mgr Carinci, Mgr De Nicolò).
    • Ils ne détectent pas d’éléments inédits contraire à l’Évangile canonique, même si deux d’entre eux sont peu à l’aise avec ces descriptions (Mgr Lattanzi, Mgr Carinci).
    • Ils ne se prononcent pas sur une origine divine (révélée) mais sur une source inspirée (parfois explicite comme Pie XII "origine extraordinaire ou non" ou comme Mgr Carinci "le Seigneur").

    Ces critères sont conformes aux critères de vérité des révélations privées demandés par l’Eglise.

    Pour : la caution des saints et fondateurs de mouvements d’Église.

    La caution des saints (et/ou fondateurs de mouvements d’Église) est importante en ce qu’elle provient de personnes dont la vie témoigne de la fidélité à l’Église et à l’Évangile.

    Certains n’ont fait que lire l’Œuvre de Maria Valtorta. C’est déjà un signe tangible car le saint ne se nourrit pas de lectures nocives ou futiles. D’autres l’ont recommandée en lecture ou en diffusion.

    Il n’est pas de saints, à notre connaissance, qui aient condamné ou simplement rejeté l’Œuvre de Maria Valtorta, si on excepte saint Jean XXIII au nom de qui fut prononcée la mise à l’Index, mais il serait abusif de croire qu’il s’agit d’une décision personnelle et réfléchie puisque l’article de l’Osservatore romano qui accompagnait la censure visait la "naïveté" de plusieurs prélats de l’entourage de Pie XII dont le cardinal Bea qui, nommé à ce titre par Jean XXIII, devint un pilier de la réforme conciliaire qu’il entreprenait à cette époque.

    Voici le cortège des saints qui eurent, un moment, l’Œuvre de Maria Valtorta dans leurs mains :

    1. Vénérable Pie XII

    2. Saint Paul VI, que nous avons vus.

    3. Saint Jean-Paul II. Le Père Yannik Bonnet, dont la vocation est liée à l’Œuvre de Maria Valtorta, a rencontré par trois fois lors de ses études à Rome[36] le cardinal Stanislas Dziwiz, secrétaire de Jean-Paul II. Il témoigne[37] que le cardinal lui a certifié avoir vu souvent les œuvres de Maria Valtorta sur la table de chevet du Souverain Pontife.

    Le Pape Jean-Paul II ne s'est pas prononcé sur le cas de Maria Valtorta. Il a cependant canonisé le Padre Pio qui en recommanda la lecture et béatifié Mère Teresa, lectrice de cette œuvre qu’elle emmenait dans ses déplacements.

    4. Saint Padre Pio de Pietrelcina (1887-1968). Maria Valtorta bénéficia du réconfort de ses bilocations. C’est à l’occasion de l’une d’elle qu’elle expérimenta "l’odeur de sainteté"[38]. L’opinion du Padre Pio sur les visions de Maria Valtorta est connue de deux manières :

    À Elisa Lucchi, une pénitente, qui lui demande, un an avant sa mort [donc en 1967], conseil pour la lecture de "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé", Padre Pio répond : "Non seulement je vous permets de le lire, mais je vous le recommande".

    Mais nous connaissons son opinion surtout par le témoignage de Nonna Susanna ("Mamie Suzanne"), une religieuse qui tenait sous ce pseudo une rubrique dans la revue “Vita Femminile”. Elle témoigne dans une lettre de 1972 à l’éditeur, que le Padre, quelques mois avant sa mort, lui avait demandé de lire l’Œuvre de Maria Valtorta "et d’en publier des chapitres dans notre revue". Il voulait absolument que la revue soit toujours disponible à l’hôpital Sollievo della Sofferenza (Hôpital privé fondé par le Padre à San Giovanni Rotondo). 900 exemplaires lui étaient envoyés chaque semaine.

    5. Sainte Mère Teresa de Calcutta (1910-1997). Selon le témoignage sur l'honneur (25 avril 2016) du Père Leo Maasburg, Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires en Autriche et confesseur de Mère Teresa pendant 4 ans, Mère Teresa se déplaçait toujours avec trois livres : La Bible, son Bréviaire et un troisième livre. À la question du P. Leo, elle lui dit qu'il s'agissait d'un livre de Maria Valtorta. À sa demande sur le contenu, elle lui dit simplement : "lisez-le". Béatifiée par Jean-Paul II, elle a été canonisée par le pape François.

    6. Bienheureuse Mère Maria Inès (Arias) du Très Saint-Sacrement (1904 1981). Religieuse mexicaine. Le 19 juillet 2001, sœur Maria Uranga confirme à l’éditeur que la fondatrice de leur congrégation, Mère Maria Inès du Très Saint Sacrement, béatifiée plus tard par Benoît XVI, avait fait distribuer l’Œuvre de Maria Valtorta dans chacune des 35 maisons qu’elle avait fondées, "parce qu’elle l’aimait beaucoup". Elle l’avait aussi distribuée à des prêtres et à des évêques.

    7. Bienheureux Gabriele M. Allegra (1907 1976). Traducteur de la Bible en chinois. Il a écrit une analyse des ouvrages de Maria Valtorta dans laquelle il reconnait qu’ils venaient "de l’esprit de Jésus".

    "Je note aussi que certains des discours du Seigneur - dont les principaux sujets sont tout juste évoqués dans les Évangiles - sont développés dans cette œuvre (de Maria Valtorta) avec un naturel, avec un fil de pensée si logique, si spontané, si intrinsèquement lié au temps, au lieu, aux circonstances, que je n’ai pas trouvés chez les exégètes les plus célèbres[39]"

    Et plus loin, il constate :

    "Je ne trouve aucune autre œuvre chez les éminents spécialistes des écritures, qui complète et clarifie les Évangiles canoniques aussi naturellement, spontanément, et avec autant de vivacité que ne le fait le Poème de Maria Valtorta. Dans les Évangiles, il est en permanence fait mention de foules, de miracles, et nous avons quelques grands traits des discours du Seigneur. Dans le Poème de l’Homme-Dieu, en revanche, les foules bougent, crient, agissent ; les miracles, pourrait-on dire, se voient ; les discours du Seigneur, même les plus ardus dans leur concision, deviennent d’une clarté solaire.

    Et ce qui me fait le plus m’émerveiller, c’est que Maria Valtorta ne tombe jamais dans des erreurs théologiques ; au contraire, elle rend les mystères révélés plus faciles pour le lecteur, en les transposant dans un langage populaire et moderne (...).

    Des dons naturels et des dons mystiques harmonieusement mariés, voilà qui explique ce chef-d’œuvre de la littérature religieuse italienne, et peut-être devrais-je dire, de la littérature chrétienne mondiale"[40]"

    8. Bienheureux Luigi Novarese (1914-1984). Mgr Luigi Novarese entra à la Secrétairerie d’État du Vatican, de 1942 à 1970. C’est là qu’il entendit parler de l’Œuvre de Maria Valtorta par son ami, Mgr Alfonso Carinci (voir ci-dessus). Il avait fondé le Centro Volontari della Soffrenza (Centre des volontaires de la souffrance) auquel Maria Valtorta adhéra et à qui il rendit visite.

    Déclaré Vénérable le 27 mars 2010 par le Pape Benoît XVI, il a été béatifié le 11 mai 2013 par le Pape François.

    9. Vénérable Giorgio La Pira (1904-1977). Surnommé "le saint maire", il fut député de la Démocratie chrétienne au Parlement et maire de Florence 1951 à 1957, puis de 1961 à 1965. Il est connu pour ses travaux et voyages diplomatiques en faveur de la paix. Tertiaire dominicain et franciscain, il fut invité à participer aux travaux du Concile Vatican II. Il a été reconnu Vénérable par le pape François le 5 juillet 2018.

    Il participa en 1976 à certaines rencontres mensuelles où on lisait des passages de l’Œuvre de Maria Valtorta. Elles se tenaient à la basilique Ss. Annunziata de Florence, où Maria Valtorta est ensevelie. Son témoignage sur l’Œuvre de Maria Valtorta tient en quelques lignes :

    "Je n’ai trouvé aucune incorrection théologique dans l’Œuvre sur l’Evangile intitulée “Paroles de vie éternelle ” ; il s’agit d’une expérience du plus grand intérêt. C’est là mon opinion. Florence, le 12/2/1952."

    10. La servante de Dieu Luigina Sinapi. (1916-1978). Comme Maria Valtorta, elle était laïque, tertiaire franciscaine et tertiaire des Servites de Marie. Le 22 mai 2009, au terme d’une enquête de 5 ans, le Vicariat de Rome (Chancellerie diocésaine de Rome, diocèse du pape) a remis sa "Positio" (= le rapport final) à la Congrégation pour les Causes des Saints pour initier sa cause en béatification.

    Elle avait son entrée directe auprès de Pie XII à qui elle avait annoncé son élection et les apparitions de Tre Fontane (voir ci-dessus). En 1950, à la demande de Jésus, elle vint au Saint-Office interpeller ses responsables sur leur obstruction envers l’Œuvre de Maria Valtorta. Avertissant qu’elle comptait révéler ce comportement au Saint-Père, elle fut menacée, notamment de viol[41].

    11. Père Giandomenico Mucci (1938-2020). Ce jésuite, théologien et érudit, fut pendant 36 ans "l'un des écrivains les plus prestigieux de La Civiltà Cattolica". Cette publication est considérée comme une revue semi-officielle du Saint-Siège. Le P. Mucci fut aussi, pendant 30 ans, père spirituel à l'Académie pontificale ecclésiastique, l'école des diplomates du Saint-Siège. Il est un des fondateurs du mouvement des Serviteurs inutiles du Bon Pasteur (SI).

    Le 23 avril 1996, il répondit au nom du directeur de La Civiltà Cattolica à un lecteur s’interrogeant sur la valeur morale de la mise à l’Index de Maria Valtorta abolie :

    "Puisqu’il est clair que les livres de Maria Valtorta non seulement ne constituent pas un danger pour votre foi, mais la renforcent plutôt, et que, dans cette lecture, votre conscience est sereine aussi à cause du réconfort des témoignages faisant autorité que vous avez cités, il me semble que vous pouvez continuer votre lecture sans céder aux doutes ou aux scrupules ou, encore moins, aux désaccords que certains savants expriment sur l’œuvre de Maria Valtorta."

    Dix ans auparavant (1986), il avait commenté assez vertement un livre bêtement hostile à Maria Valtorta et concluait[42] :

    "Nous pensons cependant qu'il faudra encore du temps pour porter un jugement définitif, juste et serein, sur l'ensemble des œuvres de Valtorta, même si nous y remarquons, avec perplexité et insatisfaction, l'essence de la pure adhésion à la Révélation écrite, de cette simplicité de la parole, de cette maîtrise des sentiments et de l'imagination, qui est la gloire et le signe du vrai mysticisme catholique."

    12. Sœur Maria Veronica Algranati, dont nous avons parlé plus haut. Connue comme "Mamie Suzanne" (Nonna Susanna), elle était, entre autres, rédactrice d’une rubrique dans la revue “Vita Femminile". Dans ce cadre elle eut, sur les demandes explicites de Padre Pio, à diffuser des extraits de l’Œuvre de Maria Valtorta et à les lire pour elle-même. La sœur Maria Veronica arguant qu’elle n’avait pas le temps de lire les 10 volumes, le Padre lui répondit : "Vous les lirez et vous m’écouterez".

    Elle fonda le mouvement des Filles de la Très Humble Mère, servantes de la Rédemption (Figlie di Madre Umilissima, serve della Redenzione).

    En résumé.

    C’est 12 saints ou fondateurs de mouvements d’Église ont lu l’Œuvre parfois au point de la recommander (Pie XII, Paul VI, Padre Pio, Mère Teresa), ou de la défendre (G.M. Allegra, Luigina Sinapi, P. G. Mucci), voire même de la promouvoir (Padre Pio, Mère Marie Inès Arias, Sœur Maria Veronica Alganti). Dans ces conditions comment croire que l’Œuvre de Maria Valtorta construit une Église schismatique ou sectaire en dehors de l’Église ?

    Pour aller plus loin

    Notes et références

    1. Une péricope désigne un extrait formant une unité littéraire ou une pensée cohérente. Sur 373 péricopes, 111 sont propres à un seul Évangile, les 262 autres étant communes tantôt à trois, tantôt à deux évangélistes (parfois quatre, notamment pour la Passion). Les deux Évangiles de l'enfance (Matthieu 1 – 2 et Luc 1 – 2) n'ont pas un seul épisode en commun.
    2. Edmea Dusio, Indice biblico dell’opera “Il poema dell’ Uomo-Dio”, éd. Pisani, 1970, Repris par G.M. Roschini, La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta, p. 31. LA BIBLE comporte 1 334 chapitres dans la version en usage chez les catholiques et les orthodoxes, et un peu moins dans la tradition protestante ou anglicane. Le Nouveau Testament, à lui seul, comprend 260 chapitres dans tous les cas.
    3. La lecture typologique caractérise l’approche chrétienne de la Bible. Elle consiste à voir dans l’ancien Testament (Bible avant Jésus) l’annonce du Nouveau Testament (Bible avec Jésus). Il n’y a pas d’histoire séparée. C’est pourquoi les chrétiens sont parfois appelés Judéo-chrétiens. Jésus, dans l’Évangile se réfère à l’Ancienne loi qu’il est venu accomplir et non changer. Dans l’Œuvre de Maria Valtorta de multiples épisodes montrent comment Jésus annonce son Évangile à partir des textes de l’Ancien Testament que les judéens et galiléens connaissaient parfaitement puisqu’elle faisait partie de l’enseignement. Cette approche typologique est une caractéristique omniprésente des récits de Maria Valtorta.
    4. CEC § 128-129 : "L’Église […] a éclairé l’unité du plan divin dans les deux Testaments grâce à la typologie. Celle-ci discerne dans les œuvres de Dieu dans l’Ancienne Alliance des préfigurations de ce que Dieu a accompli dans la plénitude des temps, en la personne de son Fils incarné".
    5. CEC §131 | Dei Verbum 22.
    6. Ibid. | Dei Verbum 21
    7. "La raison la plus profonde du don de cette œuvre, c’est qu’en ces temps où le modernisme, condamné par mon St Vicaire Pie X, se corrompt pour donner naissance à des doctrines toujours plus nuisibles, la sainte Église, représentée par mon Vicaire, ait des ressources de plus pour combattre ceux qui nient : le caractère surnaturel des dogmes ; la divinité du Christ ; la Vérité du Christ, Dieu et Homme, réel et parfait comme elle nous a été transmise aussi bien par la foi que par son histoire (Évangile, Actes des Apôtres, Lettres apostoliques, tradition) ; la doctrine de Paul et de Jean et des conciles de Nicée, Éphèse et Chalcédoine, comme ma vraie doctrine enseignée verbalement par Moi ; ma science illimitée parce que divine et parfaite ; l’origine divine des dogmes, des Sacrements de l’Église Une, Sainte, Catholique, Apostolique ; l’universalité et la continuité, jusqu’à la fin des siècles, de l’Évangile donné par Moi et pour tous les hommes ; la nature parfaite, dès le début, de ma doctrine qui ne s’est pas formée comme elle est à travers des transformations successives, mais est telle qu’elle a été donnée : Doctrine du Christ, du temps de la Grâce, du Royaume des Cieux et du Royaume de Dieu en vous, divine, parfaite, immuable, Bonne Nouvelle pour tous ceux qui ont soif de Dieu." (EMV 562).
    8. "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" dit une maxime attribuée à Antoine Lavoisier.
    9. Cardinal Giacomo Lercaro, (1891-1976) : " Ce qui l'a affligé au plus profond, jusqu'à le faire agoniser comme le Sauveur au jardin des oliviers, n'a pas été tant le fait qu'il souffrait pour l'Église […] que le fait qu'il souffrait par l'Église […] Il a senti l'amertume des procédures arbitraires, des mesures très dures, injurieuses, méchantes, sans réagir, sans réclamer..." Commémoration de Padre Pio de Pietrelcina, cathédrale de Bologne, 8 décembre 1968, cité par Luigi Peroni, Padre Pio, le saint François du XXe siècle, Éd. Saint-Augustin, 1999, p. 175/176.
    10. Lettere a Mons. Carinci {italien}, 9 janvier 1949. En cours de traduction en français.
    11. Dictée du 28 janvier 1947, extraite des "Cahiers de 1945 à 1950", p. 317
    12. Il en est ainsi des versets supprimés dans la Nova Vulgata de 1979 (référence officielle de l’Église catholique) et de la mention "sabbat second-premier" disparue de Luc 6,1. Les visions de Maria Valtorta permettent de la comprendre bien qu’elle ne l’explique pas elle-même. En effet, Jésus, à l’époque, n’avait pas besoin d’expliquer ce que tout le monde savait
    13. Normes procédurales pour le discernement des apparitions et des révélations présumées - Origine et caractère de ces normes.
    14. Don Michelini, Confidences de Jésus à ses prêtres et à ses fidèles, éd. du Parvis, page 285.
    15. Cf. par exemple : Jean 3,17 | Jean 12,47.
    16. Le 8 novembre 1963 le cardinal Josef Frings, archevêque de Cologne (dont le théologien était le Père Josef Ratzinger) déclara en pleine assemblée conciliaire, sous un tonnerre d’applaudissements : "La procédure du Saint-Office ne répond plus à notre temps. Elle est pour beaucoup un objet de scandale."
    17. Paul VI, motu proprio [Paul VI, motu proprio Integrae Servandae du 7 décembre 1965.
    18. Jean-Paul II, Constitution apostolique Fidei Depositum, du 11 octobre 1992.
    19. L’ouvrage de Maria Valtorta fut censuré au titre de l’article 1385, paragraphe 1, § 2 du Code de droit canonique de 1917, en vigueur au temps de Maria Valtorta. Il stipulait qu’aucun livre touchant à un sujet religieux ne peut être édité sans imprimatur.
    20. 19 mars, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi publie la nouvelle réglementation concernant la vigilance des pasteurs de l'Église au regard des livres.
    21. Déjà cité : Cf. Le commentaire théologique du cardinal J. Ratzinger (Benoît XVI) citant la codification du cardinal Lambertini (Benoît XIV).
    22. Don Guillaume Chevallier, L’inspiration chez Maria Valtorta, Charitas n°14, p. 94, mars 2021.
    23. Verbum Domini § 14 : "Une révélation privée peut introduire de nouvelles expressions, faire émerger de nouvelles formes de piété ou en approfondir d’anciennes. Elle peut avoir un certain caractère prophétique."
    24. 26 février 1948. Etaient présents les PP. Berti et Migliorini et Cecchin, leur supérieur.
    25. 1970: Colloque à Rome; 1978: Attestation sur l’honneur; 1980: Revue dominicaine Vita cristiana (Rivista di ascetica e mistica).
    26. Les trois témoins oculaires - Mgr Carinci, un proche de Pie XII qui échangea une correspondance avec Maria Valtorta - Luigina Sinapi, familière de Pie XII qui rencontra le Saint-Office à la demande de Jésus - plusieurs prélats de par le monde qui la tienne pour acquise.
    27. Benoît XV, encyclique Spiritus Paraclitus sur le 15° centenaire de la mort de St Jérôme, 15 septembre 1920. Sa méthode (exposée notamment dans La Méthode historique (1903), passera dans l’enseignement officiel de l’Église notamment dans l’encyclique du pape Pie XII Divino Afflante Spiritu en 1943 et dans Dei Verbum en 1965, déjà citée. À noter que ce genre littéraire dans lequel s’inscrit l’Œuvre de Maria Valtorta, a été rendu licite juste avant que ne commencent les premières visions.
    28. Fac-similé de la lettre de remerciement
    29. Emilio Pisani, Pro e contro Maria Valtorta {italien}, 5ème édition, CEV, 2008, pp. 280/281. Ce livre est en cours de traduction en français.
    30. Mgr Danylak est à Rome à cette époque (2002) et le rapprochement entre la correspondance du cardinal Ratzinger et le changement d’opinion sur l’Œuvre de Maria Valtorta, n’a été rendu public que vers les années 2010.
    31. La civiltà cattolica, carnet 4013. 2 septembre 2017.
    32. Lettres à Mère Teresa Maria, Tome 2, p. 287.
    33. Mgr Ugo Lattanzi, Déclaration, Rome, le 18 janvier 1952.
    34. Lettres à Mère Teresa Maria, Tome 2, page 287.
    35. Chrétiens Magazine, n°218 du 15 mars 2009, numéro spécial Maria Valtorta, p. 7. Cet article reformule ce qu’il en dit dans La Vie de Marie d’après les révélations des mystiques, Presses de la Renaissance, 2011, p. 37 à 46.
    36. Dans les années 1996/1999. Le Père Yannik Bonnet est devenu prêtre sur le tard, lors de son veuvage. Élève de Sciences-Po et ancien Directeur des relations humaines d’un grand groupe industriel français, il est père de sept enfants. Il doit sa vocation à la découverte de Maria Valtorta et s’en est entretenu avec le cardinal. Il a de même rencontré par trois fois le Saint-Père.
    37. 19 mai 2017 : Interview par Maxime Dalle sur Radio Notre-Dame (émission "Ecclésia") (aller à 1’50’’).
    38. Cahiers de 1943, 13 mai.
    39. Journal du Bienheureux G. Allegra, Mardi et Mercredi saints 1968.
    40. Ibid, le 25/26 août 1968.
    41. Littéralement: “allora tentarono farle violenza carnale”. Témoignages convergents de Maître Camillo Corsanego (1891-1963) Doyen des conseillers consistoriaux (Vatican), un des pères fondateurs de la Démocratie chrétienne italienne et de Lorenzo Ferri, sculpteur en concours pour la nouvelle Porte sainte du Vatican.
    42. Civiltà cattolica, octobre 1986, Segnalazioni, p.99.