Mgr Ugo Emilio Lattanzi et Maria Valtorta

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    Professeur de théologie fondamentale, il fut Doyen de la Faculté de Théologie du Latran (1960-1968) et Peritus (théologien expert) du Concile Vatican II où il travailla dans la commission constituée à la demande du cardinal Ottaviani pour proposer un texte conciliaire sur l’Église[1]. Consulteur de diverses congrégations et organismes du Vatican, il était membre de l'Académie pontificale de théologie.

    Il se prononça en faveur de l’Œuvre de Maria Valtorta dont il reconnut la valeur théologique. Il l’avait étudié pendant "plus d'un an"[2], en vue de l’imprimatur, à la demande de Mgr Fontevecchia, évêque de Sora, son compatriote et ami. Il ne trouva rien qui s’opposa à la foi catholique et conclut à une source préternaturelle, mais il ne fut pas sensible aux descriptions qui séduisent tant les lecteurs. De même il s’interrogea sur des prises de positions originales, mais sans les approfondir :
    "Je considère comme absolument impossible que la femme qui en est l’auteur, une femme de culture inférieure à la moyenne, ait pu écrire une telle quantité de pages à la plume sans avoir subi l’influence d’un pouvoir préternaturel. Ces volumes contiennent des pages splendides par la pensée et par la forme […] Alors qu’il y a des scènes dans lesquelles le Seigneur et la Vierge Marie se montrent dignes d’eux mêmes, de rares autres laissent perplexe. De même, à côté de pages d’une extraordinaire profondeur théologique, on relève des expressions insolites que je ne vois pas comment harmoniser avec la doctrine commune. […] J’ai en effet la conviction que la lecture de ces volumes, ainsi révisés, pourra amener plus d’une âme indifférente à se désaltérer à la source d’eau vive : à l’Ecriture sainte.[3]"
    Mgr Michele Fontevecchia (ainsi que son successeur) aurait accordé l’Imprimatur à l’Œuvre si le Saint Office ne l’en avait empêché.

    Notes et références

    1. La civiltà cattolica, carnet 4013. 2 septembre 2017.
    2. Lettres à Mère Teresa Maria, Tome 2, p. 287.
    3. Mgr Ugo Lattanzi, Déclaration, Rome, le 18 janvier 1952.