Qui est Maria Valtorta

    From Wiki Maria Valtorta
    Maria Valtorta à 15 ans
    Son père, Giuseppe Valtorta
    Sa mère, Iside Fioravanzi

    Née à Caserta, au nord de Naples, le 14 mars 1897, Maria Valtorta est décédée à Viareggio, sur la côte toscane le 12 octobre 1961, à l'âge de 64 ans.

    C'est la fille unique de Giuseppe, un sous-officier de cavalerie, pour qui elle avait une grande et profonde affection et d'une enseignante de français, Iside Fioravanzi, une femme très autoritaire et acariâtre qui exigeait l'exclusivité de l'attention de sa fille. Ne supportant aucun soupirant de sa fille. Elle cassa, par deux fois, ses fiançailles.    

    Maria Valtorta se déplace en divers endroits d'Italie, au gré de l'affectation du régiment de son père. Le 17 mars 1920[1], tandis qu'elle chemine en compagnie de sa mère à Florence, elle est agressée par "un petit délinquant, fils d'un communiste et de notre modiste. Avec une barre de fer extraite du montant d'un lit, il arriva par derrière et cria : "À bas les riches et les militaires !" tout en m'assénant, de toute ses forces, un coup terrible»[2]. Après trois mois d'immobilisation, elle part, pendant deux ans, en convalescence dans sa famille maternelle à Reggio de Calabre.          

    En 1924, la famille s'établit définitivement à Viareggio, en Toscane où Maria Valtorta s'engage dans l'Action catholique. En 1925, elle s'offre à l'Amour miséricordieux et le 1er juillet 1931, s'offre au Seigneur comme victime expiatoire pour les péchés des hommes. Sa santé se détériore progressivement. À partir du 1er avril 1934, jour de Pâques, elle demeure définitivement clouée au lit. Elle y restera 27 ans.

    Maladie et rédaction de l'œuvre

    C'est là que Maria Valtorta remplit 122 cahiers, soit près de 15 000 pages manuscrites, avec la description des visions et révélations qu'elle reçoit du Seigneur à partir de 1943 jusqu'en 1947, mais en mesure moindre jusqu'en 1953.        

    Tout en gardant son lit et malgré ses grandes souffrances, elle écrivait de sa propre main et d'un seul jet, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans se sentir nullement dérangée par des interruptions occasionnelles, gardant toujours son aspect naturel. Les seuls livres qu'elle pouvait consulter étaient "la Bible et le Catéchisme de Pie X". (Préface de l'éditeur)  

    Durant cette période, elle est accompagnée par le Père Romualdo Migliorini, un Servite de Marie (o.s.m.)[3] qui se fera le promoteur zélé, voire excessif, de l’œuvre[4].      

    Fin de vie

    Les dernières années de sa vie sont douloureuses : à partir de 1956, Maria Valtorta se renferme dans une sorte d'isolement psychique après avoir tout offert à Dieu, jusqu'à sa propre intelligence. Emilio Pisani, son chroniqueur, interprète cette dernière immolation comme une réponse aux oppositions que son œuvre commence à rencontrer.

    Comme toutes ses maladies, une dizaine, cette prostration demeure inexplicable par de nombreux aspects. Elle fut interprétée comme signe de folie par les opposants, mais des avis scientifiques plus fondés, prouvent qu’il n’en est rien.    

    Elle s'éteint le 12 octobre 1961 à 10h35. Vingt mois auparavant, elle avait vu l'œuvre mise à l'Index. Selon les directives de Jésus, sa publication devait être posthume[5]. En guise de testament spirituel, Maria Valtorta laisse comme souvenir, la phrase suivante: "J'ai fini de souffrir, mais je continuerai à aimer".    

    Le 2 juillet 1973, sa dépouille a été transférée[6] de Viareggio à Florence dans une chapelle de la Santissima Annunziata. Sa tombe, dans une des chapelles, mentionne ses titres de Gloire :
    Tertii ordinis servorum Sanctae Maria sodalis (Tertiaire de l’ordre des servites de Marie) – Hostia Deo grata (Hostie agrée par Dieu) – Divinarum rerum scriptrix (Écrivaine de choses divines, ou historienne de Dieu[7].)

    Cause de béatification

    Une première tentative d’introduire sa cause de béatification, soutenue par les Servites de Marie de Florence, n'a pas abouti. L'archevêque de Toscane, après consultation des évêques a jugé qu'elle n'était pas opportune "du moins pour l'instant" (almeno per il momento)[8].        

    Le 15 octobre 2011, la messe du cinquantième anniversaire de sa mort, a été présidée à Florence par un ancien nonce apostolique, Mgr Pier Giacomo De Nicolò, archevêque titulaire de Martana.          

    L’année suivante, pour la dernière année de son pontificat, le Pape Benoît XVI béatifiait coup sur coup deux fervents promoteurs des œuvres de Maria Valtorta : Mère Maria Arias Espinosa, (1904 –1981), fondatrice des Missionnaires clarisses du Très saint Sacrement, puis le Père Gabriele Allegra (1907-1976), traducteur de la Bible en chinois.        

    En 2019, sur l’initiative de la Fondation héritière de Maria Valtorta, Me Carlo Fusco, avocat de la Rote et postulateur pour la cause des saints, a reçu le mandat d’agir devant les autorités ecclésiastiques compétentes pour recueillir des témoignages sur la vie de Maria Valtorta et, à cette occasion, les preuves de l’exercice héroïque de sa pratique des vertus chrétiennes.        

    Un prêtre du prestigieux Vicariat de Rome a commencé le recueil des témoignages en ce sens. Ce Vicariat est le diocèse même du Pape.

    Notes et références

    1. Trois jours après son 23ème anniversaire.
    2. “Autobiographie”,  ?????.
    3. Cette congrégation est liée à Maria Valtorta, tant dans sa promotion que dans sa défense. Elle est par ailleurs gardienne de sa dépouille dans la Chapelle Capitulaire, dans le Grand Cloître de la Ss. Annunziata à Florence.
    4. Il faudrait méditer sur le fait qu’un zèle excessif peut tout gâcher, plus que ne pourrait le faire un peu de lenteur à agir. Ce qui est forcé finit par se briser. Or cette chose, sainte, utile, voulue par Dieu contre ton désir [...] ne doit pas être brisée. Mais ce ne doit pas être un torrent tourbillonnant et impétueux qui passe, soumet, submerge, dévaste, mais ne fait que passer. Ce doit être au contraire une onde légère qui coule doucement, un petit filet d’eau qui irrigue et nourrit les racines sans abîmer la moindre plante. Un filet, ai-je dit, livré avec beaucoup de prudence et de modération, avec bonté et sans exclusivisme, mais en s’accompagnant de dignité. Or il a été livré, au contraire, avec un excès de hâte, d’abondance, de rigidité, d’exclusivisme.” (Les Cahiers de 1944, 24 septembre)
    5. “Quand ta main sera immobile dans la paix en attendant sa résurrection dans la gloire, alors, et seulement alors, ton nom sera mentionné.” (Les Cahiers de 1943, 23 août)
    6. Voir le reportage sur ce transfert.
    7. Rerum scriptor désigne l’historien. On ne sait si ce double sens, allusion claire à sa mission de narratrice de la vie de Jésus, est volontaire ou non de la part du Père Berti, auteur de l’épitaphe.
    8. Réponse aux Servites de Marie, de Mgr Ennio Antonelli, archevêque de Toscane en date du 2 octobre 1992.