Marie d'Agréda et Maria Valtorta

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    Vénérable Marie d'Agréda (1602-1665)

    María Jesús de Ágreda (1602-1665) n'est pas la première voyante à recevoir des visions de l'Évangile. Elle est par contre la première à recevoir des visions aussi complètes (relatées en 1.800 pages environ), même si des pans entiers de la Vie Publique de Jésus ne sont pas mentionnés. Elle inaugure ainsi les visions monumentales que recevront plus tard la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (Anna Katharina Emmerick ; 1774-1824) et Maria Valtorta (1897-1961). Malheureusement, la rédaction tardive (à trente-trois ans d'écart) de ses visions, a certainement permis à des souvenirs personnels d'interférer dans la vision initiale, ce qu'elle reconnaît elle-même. Si la partie historique des récits peut avoir été influencée, il n'en reste pas moins que la valeur théologique de son œuvre, novatrice en plusieurs domaines, en fait un ouvrage de référence dans les vies révélées.

    Sa vie

    María Fernandez Coronel, plus connue sous le nom de María Jesús de Ágreda, est née à Ágreda, Province de Soria (Castille-et-León), le 2 avril 1602, dans une famille de quatre enfants, de Francisco Coronel et de Catalina Arana (Catherine de Arana). La Province de Soria est une des plus désertiques de l'Espagne.

    Son existence entière se déroula dans sa ville natale. Le 13 janvier 1619, à un peu plus de seize ans, elle entra dans un ordre franciscain : l'ordre de l'Immaculée-conception (conceptionnistes déchaussées, placées sous la juridiction des Frères Mineurs). Elle prit l'habit dans la maison paternelle (léguée pour être transformée en couvent), avec sa mère et sa sœur alors que son père et ses deux frères entrèrent dans un autre ordre franciscain, les frères du Saint-Sacrement. C'est d'ailleurs devant son père, devenu frère franciscain, qu'elle prononce ses vœux le 2 février 1620. Elle ne sortit plus de la clôture jusqu'à sa mort.

    Ses premières années de vie conventuelle, furent marquées de nombreuses tentations et par des difficultés             extraordinaires, comme les phénomènes mystiques extérieurs qui attiraient la curiosité de l'entourage (extases, lévitations, bilocations…). Elle demanda au Seigneur d'en être délivrée et elle l'obtint.

    La seconde époque de sa vie commence lorsqu'elle est élue abbesse en 1627 ; elle a vingt-cinq ans. Elle sera réélue jusqu'à sa mort, à l'exception des trois années 1652 à 1655, à sa demande. Durant son gouvernement de trente-cinq ans, elle maintient la vie et l'observance régulières et fait prospérer les biens de la communauté. Elle construit un nouveau couvent inauguré en 1633 ; en même temps elle augmente notablement les revenus, au point de pouvoir faire vivre trente-trois religieuses, au lieu des douze qu'elle dirigeait au début de son abbatiat.

    Elle eut comme conseillers spirituels deux théologiens et savants franciscains : Fray (Frère) Francisco Andrés de la Torre, de 1623 à 1647, et Fray (Frère) Andrés de Fuenmayor, de 1650 jusqu'à sa mort.

    L'époque des visions

    L'année de son élection (1627, elle a 25 ans), Marie d'Agreda reçoit ses visions. Prise dans un tourment intérieur, elle attend dix ans avant d'écrire ses révélations. Un confesseur occasionnel lui fit brûler ses écrits, car "les femmes ne devaient point écrire dans la sainte Église"[1] cependant le confesseur ordinaire de la communauté lui donna l'ordre de la réécrire. Ce qu'elle fit, du 8 décembre 1655 au 6 mai 1660[2], peu de temps avant sa mort, en surmontant des répugnances, conflits et tentations intenses.

    Son procès par l'Inquisition espagnole eut lieu d'abord en 1635, Il eut pour sujet ce qu'on disait de la moniale. On se borna alors à interroger divers témoins et informateurs. Mais en 1649 le procès reprit et Marie d'Ágreda y prit part directement. Le 18 janvier 1650 son interrogatoire commença au couvent d'Ágreda et dura jusqu'au 29 janvier, à raison de six heures par jour sauf le dimanche. Les réponses de Marie donnèrent satisfaction aux qualificateurs du Saint-Office ; ils approuvèrent la sainteté et la science de Marie, et l'inquisiteur général confirma leur approbation. Ses relations épistolaires, commencées en 1643, avec le roi d'Espagne Philippe IV devait être pour quelque chose dans le verdict, mais cela n'enlève rien au stress engendré par une comparution devant l'Inquisition espagnole qui sentait encore les buchers de l'époque de la Reconquista.

    Marie d'Agreda mourut le 24 mai 1665, jour de la Pentecôte. Une telle foule entoura le monastère pour vénérer sa dépouille, que le Gouverneur dut employer la force afin de le dégager. À la suite des prodiges dus à son intercession, sa cause fut introduite le 21 novembre 1671 et déclarée Vénérable par décret du Pape Clément X le 2 septembre 1679. Il introduisit sa cause de béatification peu après.

    Son œuvre

    Son œuvre fut une des plus amples polémiques religieuses de la fin du 17ème siècle et dura jusqu'au milieu du 18ème siècle. Compte-tenu des polémiques soulevées son procès en béatification resta en suspens.

    Trois écrits historiques sont particulièrement significatifs de la vie féconde de Marie d'Agreda :

    • La Mistica Ciudad de Dios (La Cité mystique de Dieu), son principal ouvrage commencé en 1637,
    • sa correspondance avec Philippe IV d'Espagne, inaugurée en 1643,
    • et le compte-rendu de l'examen personnel que lui fit subir le tribunal de l'Inquisition espagnole en janvier 1650.

    La Cité mystique de Dieu

    Les huit livres de la Mistica Ciudad de Dios, réécrits trente-trois ans après les visions primitives, suivent l'ordre de la vie de la Vierge Marie. L'ouvrage comprend trois parties :

    1. de la prédestination de la Vierge jusqu'à l'Incarnation (Livres 1-2),
    2. de l'Incarnation à l'Ascension du Seigneur (Livres 3-6),
    3. de l'Ascension à l'Assomption et au couronnement de Marie au ciel (Livres 7-8).

    Chaque partie est :

    • précédée d'une introduction
    • suivie, à partir du chapitre 16 du premier livre, d'une "Doctrina que me dio la Reina del cielo" (Instruction que la Reine du ciel me donna).

    Chaque chapitre décrit un épisode de la vie de Jésus (Livres 3 à 6) et de Marie (Livres 1 à 8). Le sujet de cette histoire reste cependant Marie, Cité mystique en laquelle Dieu habite et se complaît.

    La seconde version, la seule que nous connaissions[3], est probablement enrichie d'enseignements spirituels plus importants que dans la première :
    15. "J'ai écrit une seconde fois par la volonté du Seigneur et par l'ordre de l'obéissance, cette divine histoire parce que, la première fois, la lumière par laquelle je connaissais ses mystères était si abondante, et mon incapacité si grande, que la langue ne put exprimer toutes choses, que les termes ni la légèreté de la plume ne furent pas suffisants pour les déclarer. J'en laissai donc quelques-unes, et je me trouve aujourd'hui, avec le secours du temps et des nouvelles connaissances que j'ai reçues, plus disposée à les écrire ; et ce sera même toujours en omettant beaucoup de ce que l'on me découvre, et de ce que j'ai connu ; car il est absolument impossible de tout dire dans une si grande abondance. Outre cette raison, le Seigneur m'en a fait connaître une autre : c'est que la première fois que j'écrivis, les soins du matériel et de l'ordre de cet ouvrage m'occupaient extrêmement, et alors les tentations et les craintes furent si grandes, les tempêtes qui me combattaient et m'agitaient si excessives que, craignant de passer pour téméraire d'avoir mis la main à un ouvrage si difficile et si important, je me résolus de brûler tout ce que j'en avais écrit ; et je crois que ce ne fut point sans une permission singulière du Seigneur, parce que, dans les troubles où j'étais, mon âme n'était pas disposée à recevoir toutes (320) les préparations convenables dont le Très-Haut la voulait prévenir pour que j'écrivisse, en gravant en elle sa doctrine ; et pour m'obliger ensuite de l'écrire en la manière qu'il m'ordonne a présent, ce qui se peut inférer de l'événement qui suit (Introduction, § 15)."

    Le style

    Il ne s'agit pas d'un exposé doctrinal et théologique, (même si l'on y trouve beaucoup de théologie et de doctrine spirituelle). La narration des épisodes de la vie de Jésus et Marie, alternent avec les enseignements donnés par Marie pour une portée spirituelle et universelle.

    Mais les vicissitudes de la narration des visions, notamment la distance entre leur rédaction et les visions initiales, ainsi que les pressions psychologiques auxquelles Marie d'Ágreda fut soumise, ont introduit des éléments de l'époque comme le confirmera Jésus à Maria Valtorta.
    Certains désirent en savoir plus sur l’énigme de Maria de Jesús de Agreda. Qu’est-ce qui a gâché l’œuvre vraiment sainte de Maria de Agreda : la précipitation des hommes [l'intervention de son directeur]. Elle a suscité l’attention et des rancœurs. Elle a contraint cette femme illuminée à remanier la partie descriptive. En ce qui concerne la partie instructive, l’Esprit a pourvu, et son enseignement reste identique. Or quelles ont été les conséquences de ce remaniement ? Une grande souffrance, de la fatigue et des troubles chez Maria de Agreda, ainsi que la corruption de la magnifique œuvre primitive.

    Toute personne qui décrit, tout prophète, est esclave de son temps. Au moment où il écrit et où il voit (je parle de ceux qui écrivent de par la volonté de Dieu), il le fait en décrivant parfaitement, même à l’encontre de sa propre façon de voir, conforme à son époque. Il s’étonne, par exemple, de ne pas voir ceci ou cela, ou bien de remarquer des objets et des formes de vie différentes de celles de son temps, mais il les décrit telles qu’il les voit. S’il lui faut en revanche répéter toute une série de visions en ne les ayant plus sous les yeux, après un long intervalle de temps, il retombe sans cesse dans sa propre personnalité et dans les habitudes de son époque. Ceux qui viennent après s’effarent donc de certaines traces trop humaines dans la description d’un tableau d’origine divine.            

    C’est ainsi que, dans sa partie descriptive, Maria de Agreda est tombée dans les fioritures de l’humanisme espagnol : elle fait de la vie de ma Mère en sa sainte pauvreté, de sa sublime création sur la terre et de son règne au ciel, un fatras d’éléments de la pompe rutilante de la cour des Rois d’Espagne à l’époque la plus pompeuse qu’elle ait jamais connue. Cette tendance espagnole, et d’Espagnole de son temps, ainsi que les suggestions d’autres personnes - qui, en bons Espagnols de cette époque, étaient portés à voir, à rêver, à penser, à transposer dans l’éternité et dans le surnaturel ce qui était temporel et humain -, tout cela l’a poussée à entourer les descriptions de fioritures clinquantes qui nuisent à l’œuvre sans honorer Dieu".

    C’est une grande erreur que d’imposer certains remaniements ! L’esprit humain ! À la fois parfait et très imparfait, il ne peut rien répéter sans tomber dans l’erreur, et en particulier pour un travail de ce genre et de cette ampleur. Ces erreurs sont certes involontaires, mais elles gâchent ce qui était parfait parce qu’illuminé par Dieu. (Les Cahiers de 1944 – 12 septembre, p. 568).
    De là trois défauts :
    • un langage artificiellement recomposé,
    • une abondance en superstructures,
    • avec une superfétation du merveilleux.
    Cependant, l'exposé clair, méthodique, presque "cartésien" dans sa démonstration, séduit son lecteur. C'est une vie de Marie propre à l'enseignement et à la spiritualité. Chez Marie d'Ágreda, les "catéchèses" de la Vierge Marie s'imposent particulièrement. Elles sont porteuses d'un sens spirituel profond et fructueux qu'explique la Vierge Marie à Marie d'Ágreda :
    Dans les siècles passés quelques-uns des mystères qui me concernent ont été successivement manifestés ; mais la plénitude de cette lumière vous a été communiquée, […] afin que les hommes cherchent leur remède et le salut éternel par mon intercession.
    Le texte adopte le genre narratif, clair et méthodique. La situation d'autorité dans laquelle Marie d'Agreda vécut toute sa vie et l'époque où elle écrivit, donne une tonalité particulière à son style. La traduction française, 1715, date son œuvre qui se lit pourtant facilement.  

    Les souffrances de son auteur

    Maria d'Agreda s'explique elle-même sur le tourment que fut l'élaboration de cette œuvre :
    Le Très-Haut a crucifié mon cœur durant toute ma vie par une continuelle frayeur que je ne puis exprimer, et qui est causée par l'incertitude où je me trouvais, ne sachant si j'étais dans le bon chemin, si je perdais son amitié ou si je jouissais de sa grâce[4].
    Le témoignage de son dernier confesseur, Fr. Fuenmayor, consigné par le tribunal de l'Inquisition, confirme que la composition de cette œuvre "fut une douloureuse passion et une croix pour son auteur" [5].

    Valeur théologique de l'œuvre

    Dans l'œuvre de Marie d'Agreda, la doctrine relative aux prérogatives et aux fonctions de la Mère de Dieu s'inspire de l'Écriture, en particulier de l'Apocalypse de Jean. Julio Campos dans la notice encyclopédique qu'il lui consacre, définit l’œuvre de Marie de Ágreda en des termes qui s’appliquent parfaitement à l’œuvre de Maria Valtorta :
    Le texte adopte le genre narratif ; il ne s’agit pas d’un exposé doctrinal et théologique, même si l’on y trouve beaucoup de théologie et de doctrine spirituelle. Cette narration déborde le cadre de l’histoire et s’aventure dans le domaine transcendant du temps et de l’espace.
    Puis il conclut :
    Parmi les enseignements de Marie d'Agreda sur l'Immaculée Conception, l'assomption, la corédemption, la médiation universelle, la royauté, sur le rôle de mère et de maîtresse que remplit la Vierge Mère envers l'Église, certains ont été par la suite confirmés dogmatiquement[6].
    Sans aucun doute, il est parfois difficile de distinguer entre ce qui relève de la révélation privée et ce qui est le fruit d'un savoir. Il arrive que Marie d'Agreda dise ne pas pouvoir bien discerner l'un de l'autre. Mais elle est très consciente de la clarté plus ou moins grande des lumières qu'elle reçoit[7].

    La polémique

    La bataille théologique qui se déclencha autour de l’œuvre de Marie de Ágreda dura près d’un siècle. Elle fut condamnée par l'Inquisition romaine (1681), mais approuvée par l'Inquisition espagnole (1686) dans la suite de commissions théologiques travaillant sur l’œuvre depuis la mort de la Vénérable (1665). Les rois d’Espagne obtinrent du pape Innocent XI puis d’Innocent XII que la publication du décret d’interdiction soit suspendue là où il n’avait pas été proclamé[8]. Rapidement la polémique se cristallisa autour de l'Immaculée conception entre ceux pour qui Marie était Très sainte pour avoir résisté au péché et ceux qui, comme Marie d'Ágreda, la disait ainsi pour avoir été préservée du péché originel.

    La Sorbonne tira à boulets rouges contre l'affirmation de Marie d'Agreda pendant que les universités de l'empire espagnol la défendait bec et ongles. À la cour de Versailles Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux[9] et Eusèbe Amort, en Allemagne, furent des adversaires acharnés de l'œuvre de Marie d'Agreda.

    On sait la suite : le dogme de l'Immaculée conception fut proclamé par Pie IX en 1854 et confirmé par les apparitions mariales de Lourdes 4 ans plus tard. La bataille fut rude : les papes se succédèrent pour défendre l'œuvre de Marie d'Agreda, sans succès, car le poids du Magistère ne pèse pas dans la balance des révélations privées. Il faut parfois que le Ciel vienne en renfort.

    1. Clément X (1670-1676) introduisit la cause de Marie de Ágreda et leva la défense faite par la congrégation de l'Index.
    2. Alexandre VII (1689-1691) déclara que l’œuvre pouvait être lue en toute sûreté : "licitement et impunément".
    3. Clément XI (1700-1721) ordonna que son œuvre fût absolument rayée de l'Index des livres prohibés où on l’avait mis.
    4. Clément XIII (1758-1769) déclara valide le procès apostolique ouvert 95 ans auparavant en Espagne.
    5. Benoit XIII (1724-1730) ordonna de poursuivre la béatification et statua que l’œuvre ne devait plus être soumise à d'autre examen.
    6. Benoît XIV (Lambertini) (1740-1758) s’intéressa beaucoup à l’œuvre et se réserva le jugement qui reconnaitrait l’authenticité du texte (7 mai 1757) mais il laissa un papier, retrouvé après sa mort survenue peu après, demandant de laisser pendante la cause de la Vénérable par crainte de voir s'établir une polémique sans fin entre adversaires et partisans de l'Immaculée Conception, …un dogme proclamé un siècle plus tard et confirmée par les apparitions de Lourdes !
    7. Clément XIV (1769-1774), qui soutenait la reprise de la cause de béatification, préféra en rester là.

    Au XIXe siècle, Dom Prosper Guéranger, abbé de Solesmes, fut un grand défenseur de Marie d’Ágreda[10]. Ce restaurateur de l'ordre bénédictin en France, est l’auteur notamment de l’Année liturgique, un ouvrage de référence pour plusieurs générations, et promoteur du mouvement liturgique qui était "comme un passage de l’Esprit dans l’Église" disait Pie XII en 1956 dans son allocution de clôture du congrès international d'Assise.

    Dans la dernière de ses conférences sur Marie d'Agreda (la 28éme), il règle son compte, avec un réel soulagement, à la Sorbonne qui avait attaqué de façon virulente l'Immaculée conception promu par La mystique. Étrangement c'est le même sujet qui est récemment revenu à charge contre Maria Valtorta, mais la Liturgie ne peut pas être "hérétique" ![11]

    Les lettres échangées avec Philippe IV d'Espagne    

    Les Cartas del Rey nuestro Señor para Sor Maria de Jesùs y sus Respuestas forment 614 lettres publiées en deux volumes. On les a étudiées sous les aspects historique, politique et spirituel comme témoins du siècle d'Or espagnol. Marie d'Ágreda, dans une lettre conservée au couvent d'Agreda, en dit l'origine.
    "Le roi [...] passa en ce lieu et entra en notre couvent le 10 de juillet de 1643, et il me donna commandement de lui écrire ; je lui obéis."
    Peut-être ce monarque chercha-t-il ainsi une consolation dans les malheurs qui atteignaient son règne.

    Bibliographie

    Outre les sources cités dans l'article, on peut noter à propos des œuvres de Marie d'Ágreda :

    • Mistica Ciudad de Dios. Première édition espagnole en 1670. Cette œuvre a donné lieu à 168 traductions diverses. La traduction française du P. Thomas Croset, "La Cité mystique de Dieu", date de 1715. Elle a dernièrement été rééditée en fac-similé par les éditions Téqui. On peut la consulter en ligne sur le site de la bibliothèque monastique.
    • Vie divine de la Très Sainte Vierge Marie. Résumé de La Cité mystique de Dieu, établi par le Chanoine Victor Viala. En fac-similé par les éditions Téqui.
    •  Cartas del Rey nuestro Señor para Sor María Jesús y su Respuestas. Deux volumes, couvent d'Agreda. Première édition française partielle : La S. Marie d'Agréda et Philippe IV… Correspondance inédite – Manuscrit de A. Germond de Lavigne, Bibliothèque Nationale, Paris 1855 (42 lettres).
    • Las bilocaciones de sor María Jesùs de Ágreda {es} - Récit du procès et des bilocations dont elle fut l'auteure.

    Notes et références

    1. La Cité mystique de DieuIntroduction, § 19. Cette phrase est l’interprétation, assez "étroite", que fit un confesseur occasionnel de la consigne de saint Paul : "les femmes de doivent pas parler dans l’Assemblée" (1 corinthiens 14,34).
    2. Entre les premières visions et le point final de la réécriture, il se sera passé 33 ans.
    3. La première version fut brûlée sur ordre d'un confesseur occasionnel.
    4. La Cité mystique de DieuIntroduction, § 6.
    5. Compte-rendu du procès, Questions 45 et 58.
    6. Notice de Julio Campos - Dictionnaire de la spiritualité, encyclopédie réalisée sur l'initiative des Jésuites, éditions Beauchesne 1960 – Tome 10, page 511.
    7. La Cité mystique de Dieu, Livre 1, chapitre 2, § 14 et 15.
    8. Autrement dit l’empire espagnol de l’époque. Ainsi, en pur juridisme, on pourrait lire la Cité Mystique à Bruxelles ou à Madrid, mais pas à Paris ou à Rome. Ce qui donne une situation assez cocasse.
    9. Remarques sur le livre intitulé : La mystique cité de Dieu. Jacques-Bénigne Bossuet.
    10. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), abbé de Solesmes, publia une série de 28 articles sur Marie d’Ágreda dans le journal L’Univers, du 23 mai 1858 au 6 novembre 1859.
    11. Marie de Nazareth : Réponse à Don Chevallier : Il n'y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta.