Autobiographie

    From Wiki Maria Valtorta
    Autobiographie
    Autobiographie.jpg Page de couverture - CEV - 2021
    Détails de l'œuvre
    Auteur Maria Valtorta
    Rédaction De fin février à la mi-avril 1943
    Pages 550
    Première édition en italien
    Titre Autobiografia
    Parution 1969
    Éditeur Tipografia editrice E. Pisani
    Traduction française 1re édition
    Titre Autobiographie
    Traducteur Alain Sauret
    Parution 1993
    Éditeur Centro editoriale valtortiano
    2e édition
    Parution 2021
    Éditeur Centro editoriale valtortiano
    ISBN 978-8879873567

    En avril 1943, Maria Valtorta, alors âgée de 46 ans et alitée depuis 9 ans, termine en deux mois et demi le récit de sa vie, à la demande de son confesseur.

    La tenue d'un journal ou le récit autobiographique est un acte relativement courant chez les mystiques et nous fait entrer au cœur de leur spiritualité. C'est ce qui se passe avec celle de Maria Valtorta. C'est sa première œuvre si on excepte Cuore di una donna (coeur de femme), un manuscrit brûlé sur demande de Jésus. Cette autobiographie raconte son chemin spirituel et inaugure la série ultérieure des visions et dictées.

    Le Bienheureux Allegra disait de cet ouvrage :
    "L’Autobiographie de Maria Valtorta se détache des œuvres similaires, même celles écrites par des saints. Elle est puissante et originale… C’est en outre un livre dramatique, parce que le drame ressort des choses et des faits : Il naît, dirais-je, dans le caractère de sa mère, qui malheureusement n’avait rien ou presque du cœur d’une épouse et d’une mère… Style vigoureux et très vivace, foisonnant et coloré, qui peut-être dépasse celui de l'Évangile tel qu'il m'a été révélé. Des pages riches de pensées et de profondeurs psychologiques, qui nous aident à comprendre la physionomie spirituelle de la porte-parole de Jésus : Maria Valtorta[1]."

    Son contenu

    Introduction

    “Et l’homme s’éveille à la souffrance comme dans leurs vols les aigles recherchent l’altitude”. (Job 5,7)

    Quel titre donner à cette histoire vraie ? Le titre d’une fleur. Mais quelle fleur choisir ? À la saison de ma naissance, l’aubépine entache de neige vivante les buissons jusqu’alors dépouillés. Ses petites fleurs, candides comme des plumes de colombe perdues en plein vol, caressent les épines rouge brun de ses branches. Dans certains coins d’Italie, on donne à l’aubépine sauvage le nom d’Épine du Christ et l’on prétend que la couronne d’épine du Rédempteur était formée de quelques-unes de ses branches qui, tandis qu’elles torturèrent alors la chair du Sauveur, accueillent aujourd’hui des nids qui résonnent à nouveau de chuchotement et d’amour.

    Aux pieds de l’aubépine, fleur de carême dans ses vêtements et chrétienne dans sa simplicité, sent la douce violette... Une odeur plus qu’une fleur... odeur légère, et pourtant pénétrante d’une fleur toute simple, et cependant tenace qui accepte tout à condition de vivre et de fleurir.

    J’aimerais donner au récit de cette vie le nom de l’une de ces deux fleurs, en particulier celui de la violette[2] qui vit dans l’ombre mais qui sait que sur elle resplendit le soleil qui lui donne sa vie et sa chaleur. Elle le sait même quand elle ne le voit pas. Elle, de son côté, embaume, exhalant tout son être en un encens d’amour, pour lui dire merci. Moi aussi, même si je semble avoir été oubliée par le Soleil éternel, je sais — et l’âme ne dévoile pas son royal secret — que Lui, mon Soleil, veille sur moi, et de tout mon être j’exhale mon cœur vers Lui pour lui dire merci de m’avoir aimée ![3]"

    Conclusion

    "Je suis arrivée à cette rive après bien des souffrances. Mais si la souffrance a été la rame et la voile qui m’ont permis d’arriver plus vite jusqu’à toi, mon Dieu, qui es Paix, Miséricorde, Amour, alors, encore une fois, bénie soit la souffrance! Et si à cause de la souffrance, moi qui ne suis rien je suis devenue quelqu’un à tes yeux, mon Dieu, que tu sois béni encore une fois pour la souffrance que tu m’as donnée comme ton plus beau cadeau.

    Mon âme te loue, ô Seigneur, et exulte en toi qui as voulu poser un regard bienveillant sur le rien que je suis et en faire un instrument de bien pour d’autres riens semblables à moi. Que tu sois béni, Seigneur, mon Sauveur, qui m’as libérée de tous mes ennemis, m’as recouverte de ta miséricorde, m’as nourrie de ton amour, m’as soutenue, pardonnée, instruite, consolée, car tu t’es fait mon ami et mon parent, mon maître et mon médecin.

    Tu m’as concédé de te connaître pour ce que véritablement tu es, seul vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ, et pour cette grâce je désire te dire merci, de tous les battements de mon cœur et pour toute l’éternité, mais cela ne sera jamais assez, car te connaître et t’aimer, ô Dieu, est un tel bien qu’il n’existe pas de gratitude adéquate.

    Tu m’as permis de parler de toi à un grand nombre de créatures que tu m’as confiées, et à cause de cela aussi; merci mon Dieu! Pour ces personnes, pour tous ceux que j’ai aimés, connus, conduits, et qui ont avec moi des liens de sang ou de simple fraternité humaine, j’ai prié et souffert, ô Dieu, pour que tous puissent entrer là où, confiant en ta miséricorde, j’ai foi d’entrer dans ton royaume éternel. Même maintenant, tandis que je meurs, je prie pour eux et une fois encore je t’offre ma vie. Toi, Père, préserve-les du danger de te perdre, toi qui es l’unique vrai bien. Je te prie pour eux, Seigneur, et pour toutes les pauvres âmes qui ne savent pas où se trouve la voie sûre, la voie véritable, la lumière qui ne meurt jamais.

    Oh! Seigneur, je voudrais avoir des milliers et des milliers de vies pour toutes te les offrir, Père saint, comme un bouquet d’holocaustes en faveur du bien du monde.

    Tu le vois, ô Père, que c’est là un cri qui monte du fond de mon esprit et qui monte comme un encens et une flèche jusqu’aux pieds de ton trône, ô mon Dieu. Ne regarde pas, ô Seigneur, la bassesse de ta servante, mais regarde son désir de t’aimer, regarde sa générosité de souffrir pour être une graine de bien dans les cœurs devenus stériles. Multiplie les battements de mon cœur et à chaque battement ajoute une souffrance et, avec la souffrance, la force de souffrir. C’est à toi, Père saint, que je demande cette force, que toi seul peux donner à nous, misérables créatures.

    Et à cause de mon sacrifice caché de chaque instant, ô Père, donne-moi des foules d’âmes à t’offrir. Fais-les avancer et moi aussi dans la lumière, dans ta lumière, et, lorsque pour nous le temps sera accompli, ouvre-nous, ô Dieu, les portes de ton royaume et les portes de ton cœur en sorte que pour l’éternité on se délecte de toi, tout puissant, éternel, et Dieu trine[4]."

    Sommaire de l'ouvrage

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    C'est une histoire vraie qui pourrait porter le nom de la violette.

    PREMIÈRE PARTIE

    17 " ... C'est pourquoi, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés lut sont remis, puisqu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour », (Luc 7,47-48).

    Pourquoi et comment raconte-t-elle sa vie - La naissance à Caserte et la nourrice - Traits de caractère - Déménagement à Faenza lorsqu’elle a dix-huit mois - Rapport avec ses parents - Mort du grand-père maternel - Déménagement à Milan au mois de septembre 1901.


    Notes et références

    1. Bienheureux Gabriele M. Allegra, Journal, 18 juin 1970.
    2. Maria Valtorta n’a pas encore eut sa vision du 22 avril 1943. La mention de la violette, qui la caractérisera, est prémonitoire.
    3. Autobiographie, p. 15.
    4. Autobiographie, p. 537-539.